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7 clés pour comprendre la fourbure chez le cheval

Niveau de technicité : 🐎 🐎 🐎

La fourbure est une pathologie fréquemment rencontrée chez le cheval. Cette maladie s’avère être la deuxième cause de mortalité chez les chevaux, elle est donc bien connue du monde équin.
Cette affection grave et très douloureuse empêche le cheval de rester debout, pouvant ainsi conduire à des complications fatales comme les coliques. Elle est caractérisée par une inflammation et une congestion du pied qui touchera plutôt les antérieurs.

Mais comment la reconnaitre ?

Nous vous présentons 7 clés pour la détecter chez votre équidé.

Sommaire
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Quelques bases sur l’anatomie du pied du cheval

Le pied du cheval est composé de plusieurs os, ceux qui vont nous intéresser ici sont :

– la deuxième phalange (P2)
– la troisième phalange (P3)
– l’os naviculaire

Autour de ces os nous allons retrouver le podophylle aussi appelée « chair feuilletée » qui entoure P3, puis plus en surface le kéraphylle ou aussi appelée « chair veloutée ». Ces deux structures sont attachées tel un scratch de chaussure de façon extrêmement solide.

Sur cette image, on observe que chez le pied fourbu la troisième phalange a tendance à basculer. Celle-ci se rapproche donc de la sole jusqu’à aller la perforer dans certains cas graves. Cette bascule va former une cavité entre le kéraphylle et le podophylle ainsi qu’une forme de sabot caractéristique : incurvé au niveau de la pince.

La fourbure, qu’est-ce-que c’est concrètement ?

La fourbure est une pododermatite aseptique diffuse qui se traduit par un désengrènement du complexe podophyle / kéraphylle.
Nous allons décortiquer tout ça car c’est assez scientifique comme définition ..!

Tout d’abord, une pododermatite aseptique est une inflammation du derme situé dans le pied sans présence de germes infectieux l’ayant induite.
Puis, le mot « diffuse » signifie simplement que cette inflammation va se propager un peu partout dans le pied.

Enfin, le désengrènement du complexe podophylle / kéraphylle en question n’est autre que le scratch de chaussure dont je vous ai parlé plus tôt, les deux structures vont alors se décoller.

Mais comment ?

La perturbation du réseau sanguin du pied va engendrer ce désengrènement. Ce sont les lamelles du podophylle et du kéraphylle qui vont être altérées et donc perdre leur pouvoir d’adhésion l’une à l’autre donnant cet effet de scratch.
La troisième phalange va alors perdre sa stabilité et donc basculer.

Dans un cas sévère de fourbure, la phalange va jusqu’à s’effondrer et donc descendre dans le sabot parfois même en allant jusqu’à perforer la sole.

La fourbure peut se manifester de façon aiguë ou chronique

Phase aiguë :

Cette phase correspond à une première crise soudaine provoquant la douleur et l’inflammation du pied.

Au niveau fonctionnel on observera un animal qui selon la sévérité du cas passera par 4 phases parfois en simplement quelques heures.

1 ) piétinement / allures étriquées
2 ) se déplace avec précaution : « marche sur des oeufs »
3 ) donne difficilement ses pieds, attitude campée et report de poids sur les talons
4 ) refus de se déplacer et de donner ses pieds, attitude couchée fréquente

Phase chronique :

Cette phase touche le cheval sur la durée et est manifestée par la bascule de la troisième phalange, c’est donc une gêne constante pour l’animal.
En effet, une fois que le cheval a fait une fourbure il est plus prédisposé à développer une fourbure chronique car les lamelles sont altérés et sont donc moins capables de lutter contres les contraintes appliquées sur le pied lorsqu’il se déplacera.

Quelles sont les causes d’une fourbure ?

Une fourbure peut être due à différents facteurs qui vont être regroupés en 5 catégories.

Fourbure de forme alimentaire

Cette cause de fourbure est très souvent rencontrée, on retrouve notamment un excès de glucides fermentescibles, un manque d’apport de fibres ou encore un changement brutal de régime alimentaire.

Ceci va engendrer un déséquilibre de la flore microbiote du cheval qui est, rappelons-le, très importante puisqu’il va y avoir un travail de fermentation pour de digérer la cellulose qui se trouve dans les fibres.

Ce déséquilibre peut également arriver de façon plus progressive avec un cheval qui prend du poids au fur et à mesure du temps jusqu’à finir dans un état d’obésité.

La Flore microbiote

Les principaux micro-organismes qui composent le gros intestin (caecum, gros côlon, petit côlon et rectum) du cheval sont essentiellement des bactéries et des champignons.

Comme dans toutes les espèces d’animaux herbivores, l’écosystème digestif est essentiel à la dégradation des fibres se trouvant dans la ration.
Les fourrages, particulièrement riches en glucides, principalement de la cellulose et des hémicelluloses, sont hydrolysés par les populations microbiennes du gros intestin.

En savoir plus sur la flore microbiote

Fourbure de forme mécanique

Utilisation trop intense d’un membre (surpoids, atteinte du membre opposé)

Lorsque qu’un membre est atteint pour diverses raisons (fracture, arthrite septique, abcès de pied …) et que le cheval ne peux plus s’appuyer dessus comme auparavant, il va inévitablement reporter son poids de l’autre côté, on parlera de fourbure d’appui.

Exemple : Le cheval a une tendinite de l’antérieur gauche, afin de soulager ce membre il va reporter son poids sur l’antérieur droit.

Ceci est également valable pour le surpoids, en effet le cheval en obésité va induire un poids trop important sur ses membres et donc en altérer les articulations, les muscles, et… inévitablement le pied.

Fourbure de forme traumatique

Cette cause est relativement logique, en effet celle-ci concerne un ferrage inadapté, une longueur de corne trop longue ou trop courte, une entrée de corps étranger tel qu’un clou ainsi qu’un travail intense sur sol dur.
En effet, un travail prolongé sur sol dur pourra également induire une bascule de P3 suite aux contraintes répétées. En effet, sur un sol dur les structures du pied ne peuvent pas amortir les chocs correctement car le sole n’est pas déformable, on parlera alors de fourbure d’exercice.

Fourbure de forme métabolique

La fourbure d’origine métabolique va être la conséquence d’une pathologie métabolique telle que la Maladie de Cushing chez les chevaux âgés ou le Syndrome Métabolique Equin (SME) chez les chevaux obèses.

Maladie métabolique

Une maladie métabolique est un trouble médical qui touche les différents métabolismes de la cellule, en particulier la production d’énergie.
La plupart des maladies métaboliques sont génétiques, bien qu’un petit nombre d’entre elles soient “acquises” du fait du régime alimentaire, d’agents toxiques ou de toxines, d’infections, etc…
Les maladies métaboliques génétiques sont également appelées maladies métaboliques congénitales.

Par exemple, le syndrome métabolique équin (SME) est une maladie endocrinienne favorisée par le surpoids et le manque d’exercice chez le cheval. Ce dernier devient alors résistant à l’insuline, provoquant l’apparition une accumulation de glucose et d’insuline dans le sang. La principale complication mais extrêmement grave, est la fourbure.

Fourbure de forme iatrogène

Cette forme est due à une administration de corticoïdes trop importante ou à un syndrome de Cushing. Lors de ce syndrome l’organisme sécrète en excès du cortisol étant une hormone anti- inflammatoire, donc indispensable lors d’une fourbure. Selon les statistiques la fourbure peut atteindre entre 50% et 80% des chevaux atteints de Cushing.

Quels animaux seront plus à risque de développer une fourbure ?

D’après les statistiques, les poneys sont les plus à risques notamment les races rustiques comme les shetlands car leurs besoins alimentaires sont très faibles et donc souvent dépassés : surpoids. Puis, les ânes, eux-même loin devant les chevaux de sport et plus particulièrement des sauteurs.
Il semblerait également que les femelles soient plus à risque que les mâles. 

Les animaux ayant souffert ou souffrant de déséquilibres hormonaux suite à la Maladie de Cushing ou au Syndrome Métabolique Equin sont à surveiller de près (Voir Fourbure de forme métabolique).

Il en sera de même pour ceux qui sont atteints d’affections concomitantes telles que les coliques, les métrites et bien-sûr les animaux en surpoids.

Comment reconnaître un animal atteint de fourbure ?

Un animal qui est atteint de fourbure sévère va refuser de se déplacer ainsi que de donner les pieds à cause de la douleur.
Un poul digité et une chaleur au niveau de son pied seront perceptibles suite à l’inflammation. Et, au niveau de la pince on observera une forme incurvée de la boîte cornée (Voir Quelques bases sur l’anatomie du pied du cheval).

Un animal atteint de fourbure au niveau des antérieurs présentera une posture caractéristique car il reportera son poids sur ses talons de façon exagérée. Il sera donc campé de l’avant et sous lui de l’arrière.

Comment prévenir la fourbure ?

Des gestes simples sont de rigueur si vous souhaitez éviter d’avoir à jour à vos côté un cheval fourbu :

– veiller à un apport de fibres suffisant
– surveiller le poids de son cheval
– limiter la quantité de glucides apportée par l’alimentation – soyez attentifs à toute cause d’infection
– évitez les entraînements intenses sur sol dur
– veillez à prendre soin des pieds de votre cheval

Quel professionnel peut aider un cheval atteint de fourbure ?

L’ostéopathe animalier n’interviendra pas directement sur la fourbure car cela sera du ressort du vétérinaire.

Pourquoi ?

Car la structure est touchée c’est-à-dire qu’anatomiquement parlant il y a eu une bascule de P3 ou à minima une altération des tissus du pied. Il est important de rappeler qu’un ostéopathe animalier n’interviendra pas si une structure est touchée (sauf cas exceptionnel vu par un vétérinaire auparavant) mais sur une fonction qui est altérée.

Alors, le vétérinaire va tout d’abord gérer l’animal qui est en douleur suite à l’inflammation.

Une fois que la phase aiguë passée est gérée par le vétérinaire, l’ostéopathe pourra intervenir. Si la santé physique de l’animal le permet, l’ostéopathe animalier vérifiera les dysfonctions présentes suite à la phase aiguë de la fourbure et lèvera celles qui handicapent l’animal.

Votre maréchal-ferrant ou votre pareur seront parfois en capacité de limiter la progression de la fourbure avec des techniques de coupe particulières.

Enfin, le masseur équin en collaboration avec l’ostéopathe animalier sera d’une grande aide pour soulager les tensions musculaires et faciales qui persistent.

Ainsi, ils doivent tous œuvrer pour mettre en place un traitement adapté et améliorer le bien-être du cheval : le vétérinaire, l’ostéopathe, le maréchal-ferrant et le propriétaire.

Le pronostic sportif et vital du cheval sera presque toujours engagé.


Cet article ne remplace en aucun cas les prescriptions de votre vétérinaire ni les conseils apportés par tout autres professionnels de la santé animal (ostéopathe animalier, maréchal ferrant, physiothérapeute, etc…).


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